Racines de la généalogie
La généalogie est la discipline qui consiste à rechercher et reconstruire l’histoire d’une famille à travers les générations.
La description de notre objectif de travail c'est d'identifier les ancêtres, les liens de parenté et les événements de vie (naissances, mariages, décès, métiers, migrations, etc.) par l’étude des origines et de la filiation des personnes, généralement représentée sous la forme d’un arbre généalogique.
Les premières traces généalogiques remontent à l’Antiquité, certaines civilisations conservaient déjà la mémoire des lignées familiales comme les pharaons Egyptiens, la Bible aussi liste un grand nombre d'ancêtres.
Les civilisations du Moyen-Orient ou de Chine tenaient aussi des listes familiales pour prouver l’origine d’une famille. Hérodote
lui-même mentionnait déjà l’importance des lignées et des origines.
Dès le début du moyen âge, la généalogie devient très importante pour les rois et la noblesse. L'arrivée des notaires royaux au cours du 11ème siècle permettra un accès progressif à la généalogie des classes moyennes (les bourgeois, propriétaires et marchands et ecclésiastiques) au travers des actes de ventes, donations, testaments ou contrats de mariages, une manne inespérée pour les chercheurs car période bien antérieur à l'arrivée des registres paroissiaux de baptêmes, mariages et sépultures.
Ce qui nous passionne le plus dans la généalogie, c'est l'incroyable voyage à travers le temps qu'elle permet. Grâce aux actions de personnages clés de l'histoire dont voici quelques évènements importants de la recherche et de la généalogie en France.

L'ordonnance "Guillemine" de 1539
, comme François Ier avec l'ordonnance de Villers-Cotterêts en août 1539, nous pouvons retracer l'histoire de familles sur près de cinq siècles. Cette ordonnance, notamment ses articles 50 et 51, est la pierre angulaire de la généalogie en France, établissant la création des registres paroissiaux pour les baptêmes et sépultures, applicables à tous, catholiques comme protestants. C'est une date capitale pour les généalogistes, car elle rend accessible des preuves d'ascendance précieuses qui étaient rares avant cette période, sauf pour certaines familles nobles ou bourgeoises.

L'ordonnance de Blois de 1579
D'autres ordonnances royales ont enrichi les possibilités de recherche généalogique. Celle promulguée par Henri III au château de Blois en 1579 est d'une importance capitale car elle rend obligatoire le registre des mariages. Elle fixe également la majorité à 30 ans pour les hommes et 25 ans pour les femmes, imposant le consentement parental pour les mariages célébrés avant cet âge, ainsi que la présence de quatre témoins. Cette mesure visait à lutter contre les mariages clandestins et ceux entre catholiques et protestants, sujets de tensions à l'époque.

L'ordonnance de Saint-Germain-En-Laye 1667
L'ordonnance de Saint-Germain-En-Laye, édictée par Louis XIV en avril 1667, revêt une importance particulière. Face à la perte ou la détérioration de nombreux registres paroissiaux depuis 1539 et 1579, cette ordonnance imposait la tenue d'un double registre : un pour la paroisse et un autre pour la sénéchaussée. De plus, elle interdisait tout espace entre les écritures pour prévenir la fraude. Cette mesure a considérablement augmenté les chances de conserver intacts les registres paroissiaux, rendant consultables de nombreux documents d'état civil à partir de 1667 dans de nombreuses communes françaises.
Les évolutions ultérieures
Les changements majeurs suivants incluent:
Le décret de 1792 confiant l'état civil aux communes.
Le Code civil de Napoléon du 21 mars 1805.
Et la création du livret de famille en 1877.
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